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| (2004) |
| Quatuor pour Clarinette, Violon, Violoncelle et Piano - 7' |
L'élaboration de ce quatuor pour clarinette, violon, violoncelle et piano relève avant tout d'un souci d'organisation et de formalisation. La première syllabe de « Phigures » n'est pas sans référence à la lettre grecque Phi, initiale de Phidias,qui fut proposée au début du XXeme siècle pour désigner le « nombre d'or » qui évoque la loi unique d'une harmonie universelle et le symbole même du beau. Celui-ci nous renvoie à un contexte prestigieux qu'illustrent les pyramides, les temples grecs, les cathédrales ou les oeuvres peintes de la Renaissance.Toute l'architecture de ce quatuor repose sur la section d'or ainsi que sur certaines propriétés appartenant à la suite de Fibonacci, qui, elle aussi entretient des rapports d'or entre ses entiers. L'idée de départ était donc de construire des figures, c'est à dire des motifs ayant des profils morphologiques divers et libres à l'intérieur même d'un cadre temporel très organisé. Cette pièce est dédiée à Muriel Salort.
Création à Metz le 17 Juillet 2004 par l'ensemble Intercontemporain Clarinette: Alain Billard Violon: Hae-Sun Kang Violoncelle: Pierre Strauch Piano: Dimitri Vassilakis |
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| (2005) |
| Pour un percussionniste et un dispositif électronique 5.1 - 18' |
Le titre, « Chaos-ti-ka», de par les phonèmes qui le compose a déjà une consonance dynamique et rythmique. Le « TI» et le « KA» sont à la base d'un système d'apprentissage du rythme dans la culture Indou. Ces deux syllabes se juxtaposent et se combinent de multiples façons pour donner lieu à des cycles rythmiques pouvant atteindre une grande complexité. L'idée poétique du « CHAOS» est également présente. En effet trois moments « chaotiques» de différentes durées viennent structurer cette pièce. Ces trois Chaos sont générés par superpositions de cycles rythmiques ayant des durées et des tempi différents. Le désordre qui est a la base même de l'idée du Chaos se trouve donc obtenu par stratifications de patterns tout à fait organisés. Par la prolongation de la percussion grâce à l'électronique, il est tout à fait possible de créer de nombreuses illusions rythmiques, ainsi que des structures poly rythmiques complexes qui pourront même atteindre une telle densité que l'espace sonore s'en trouvera saturé... De là naîtra le CHAOS! Cette pièce mixte est essentiellement un travail sur le rythme, l'espace et la projection des sons à travers un environnement virtuel. Nous vivons, au quotidien, dans un environnement sonore tridimensionnel, et il me semble donc intéressant de penser les sons, ainsi que leur agencement dans un environnement tel que celui-ci.
Je tiens à remercier la « Muse en Circuit» qui m'a accueillie en résidence durant une semaine, et tout particulièrement Laurent Sellier qui a été mon assistant musical et collaborateur. Ses conseils aussi bien artistiques que techniques ont été d'un grand apport à l'élaboration de cette pièce. « CHAOSTIKA» est dédiée à Gilles Durot et à Laurent Sellier. |
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